Le regard du gérant - L’activité financière du premier semestre à New York

Perspectives Économiques et Financières

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Le premier semestre 2026 a enregistré un montant total d’émissions primaires d’actions de 124 Mds$ (54 opérations), un niveau très supérieur à celui du premier trimestre 2025 (23 Mds$) et déjà au-dessus du record annuel de 2021 (118 Mds$).

Le point d’orgue a été l’introduction en bourse de 5 % du capital de SpaceX (86 Mds$), qui a valorisé la société d’Elon Musk à 1 700 Mds$, éclipsant toutes les autres introductions, notamment celle de Cerebras Systems, la seconde plus importante (6,4 Mds$, spécialiste des semi-conducteurs).

Dans l’attente de l’introduction en bourse d’Anthropic (75 Mds$ évoqués pour une valorisation supérieure à 1 000 Mds$), cette transaction traduit le changement de dimension des financements nécessaires aux entreprises au cœur des enjeux de souveraineté dans l’espace, la robotique ou l’IA. En parallèle, 117 opérations de fusions/ acquisitions ont été réalisées au premier semestre, pour un montant total de 837 Mds$, en hausse sensible par rapport à la même période de 2025 (90 opérations pour 374 Mds$) ; si la tendance se poursuit, le record de 2021 de 320 opérations et 1 243 Mds$ devrait être dépassé.

Les acteurs stratégiques ont été les plus actifs (97 transactions pour un total de 738 Mds$), les plus importantes opérations ayant eu lieu dans l’industrie (SpaceX/xAI pour 250 Mds$), les services de communication (Alphabet/Wiz pour 32 Mds$), la finance (Global Payments/Worldpay pour 24 Mds$), l’énergie (Devon/Coterra pour 24 Mds$), la santé (Abbott Labs/Exact Sciences pour 21 Mds$, Waters/Becton-Dickinson Biosciences pour 18 Mds$).

De leur côté, les groupes de Private equity ont réalisé une vingtaine de rachats (99 Mds$), dont les plus importants ont été ceux de Hologic (17 Mds$), Dayforce
(11,2 Mds$) et Sealed Air (10,2 Mds$). Dans le cadre de nos Perspectives Économiques et Financières, nous suivons ces nombreux appels au marché sur les actions, de même que sur le marché obligataire, tant la concurrence aux financements, notamment avec les États, fait peser un risque haussier sur les taux mondiaux.

Rédigé par

Jean-Dominique SETA
Responsable d’équipe Gestion Actions Amérique